Après l'interface

Publié le par Les champs de l'Invisible

Les milieux s'interpénètrent et c'est bien notre représentation mentale de la question qui nous les fait imaginer se côtoyer et être non miscibles.

La raison est peut-être a chercher du côté de notre capacité à aborder les problèmes par le moyen de la catégorisation et de la réduction. Dire il y a la matière puis il y a l'esprit revient à créer inconsciemment des catégories auxquelles nous condamneront les choses à appartenir sans appel.

Bon ce n'est pas clair ?

Regardons un peu autour de nous, nous sommes victimes tous les jours de cette façon de faire qui se trouve encore plus renforcée par les représentations sociales : être bon en sport ou en math pour les enfants, être un cadre dynamique ou un individu engagé dans des activités extra-professionnelles, porter la cravate ou le col ouvert, être blonde à grosse poitrine ou être intelligente, avoir un souci psychologique ou physique... pourquoi ne remplacerions nous pas le "ou" par le "et" ?

Bien-sûr ces exemples sont caricaturaux, mais c'était pour faire saisir l'idée.

Tout est énergie telle est ma conception. Le corps, la pensée, l'esprit, les anges, la divinité, seule la forme change mais pas sa nature. La nature de tout ceci est la même, c'est la nature divine qui s'exprime systématiquement : de la merde de chien dans laquelle on marche malencontreusement au plus magnifique concerto de Bach... Cela vous choque ? Bon, je reconnais que c'est un peu provocateur comme comparaison, mais elle n'en n'est pas pour autant fausse et la merde de chien est aussi de nature divine et elle existe parce qu'elle participe au cycle de la vie.

Ce qui nous la rend choquante c'est la représentation mentale et sociale que nous y avons associée. Bien-sûr, si cette représentation existe c'est qu'elle a une utilité qu'il faut comprendre : "la merde c'est caca" ou autrement dit, jouer avec le caca compromet la sûreté du corps en l'exposant à des dangers d'ordre biologique. Pour la préservation du corps, il faut donc suivre certaines règles de prudence qui établissent des archaïsmes comportementaux utiles à la préservation de l'espèce, ce n'est rien de plus. En préservant le corps nous offrons un temple à l'esprit qui pourra alors au cours de notre évolution nous revêtir de l'habit de lumière qu'il nous aura aidé à tisser.

Tant que nous considérerons les milieux comme se côtoyant nous serons à la recherche de cet interface, c'est le début du chemin d'après moi. Mais s'en contenter serait comme rester sur le seuil d'une porte sans le franchir. Changer notre point de vue nous  permetta de le franchir.

Ainsi, l'esprit divin est en nous, est nous. Se le représenter comme une présence à notre côté est très bien, et c'est aussi souvent ce que je fais aussi, comme dans ces représentations iconographiques, mais je sais que ne fais que céder alors à mon mental : l'esprit divin est moi, je suis l'esprit divin, moi voisin est l'esprit divin... je suis mon voisin...

L'autre est donc frère dans son être et dans sa nature peu importe son sexe, sa race ou sa religion.

 

 

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