Divers et en vrac ou question de choix

Publié le par Les champs de l'Invisible

Question de choix

 

Reprise de l'exposé de mes pérégrinations au travers d'un article, un vrai pas un énième "You know what ? I'm back !".

Enfin, un "vrai" ? Peut-être... Des tas de sujets restés en suspend me sont revenus en tête, d'autres nouveaux s'y sont invités, mais j'ai envie de tapoter sur mon clavier en laissant les mots aller.

Une liste pour plus tard en perspective ?

D'abord une question de choix et de chemin me vient... Le choix existe-t-il ? Le possible qui s'efface devant ce qui a été retenu a-t-il seulement existé ? Les regrets et les remords ont-ils du sens ou sont-ce seulement des poids qui nous attachent à des illusions ?      

Fugit irreparabile tempus dirait Virgile, en effet, le temps irréparable fuit... il ne sert à rien de pleurer ce qui aurait pu être, juste un enseignement à tirer.

Mauvaises habitudes, rendez-vous manqués, les si-j-avais-su succèdent aux j-aurai-du... rarement aux si-j-avais-pu...

Car c'est bien là, je le ressens ainsi, le coeur des choses, le noeud de la question.

Nous ressentons, tous, le temps dans sa dimension psychologique que nous inventons et partageons plus ou moins avec le monde et autrui et dans sa dimension physique par la transformation de la matière dont nous sommes les témoins et l'objet... Qu'importent les mots, qu'importe le ressenti que nous possédons, nul n'y échappe.

Je ne ressens plus le temps comme un flux, mais comme une masse dans laquelle nous évoluons.

Difficile comme vision, terriblement angoissante aussi, nous sommes tellement habitués à ce ruban que nous avons sous les yeux depuis l'école primaire, à gauche les dinosaures, à droite la fusée vers la Lune, au milieu des tas de marques... Evènements lointains ou non...

Mais cette représentation n'est qu'une commodité pour se donner un cadre de référence et être sûr de parler de la même chose.

Le temps n'est pas un fleuve qui se déroule.

C'est un océan sans limite qui n'a aucun sens de défilement et dans lequel nous baignons. la matière en son sein se transforme selon notre échelle microscopique mais son contenu ne change pas. Il reste tel qu'il a toujours été.

Il est.

C'est tout.

Les évènements et les actions se succèdent si nous en restons à la convention humaine, bien pratique dans la vie de tous les jours je le reconnais, mais aussi ils existent tous conjointement ou n'existent pas dans l'océan du temps.

Je suis en même temps que mon grand-père, que les dinosaures et que mes descendants.

Tout se superpose.

Ok...

Il y a de quoi péter un cable je l'admets.

Mais n'oublions pas le GPS doit être réglé sur la maison et nous devons être capable de retrouver la Terre sous nos pieds et nous servir de notre montre pour ne pas rater le train.

Si tout existe simultanément, alors, qu'est ce qui m'empeche de parler avec Jules César ou bien mon grand-père ?

Rien dans l'Absolu, mais dans le relatif ou nous sommes heureusement que nos sommes ancrés à notre réalité pour éviter de se faire happer par plus grand que nous.

Alors... question... si je peux interagir avec le passé, puis-je avoir un impact sur mon présent ?

Clairement oui ! et non !

Oui, car nous recomposons sans arrêt dans une certaine mesure notre réalité par ce dialogue avec le passé ou le futur, partie de l'explication aux évènements qui se combinent toujours idéalement avec nos besoins et notre recherche d'enseignements.

Non, car nous revenons à l'idée que le choix se fait entre deux possibles, dans ce que nous expérimentons ici et maintenant nous avons suivi le chemin idéal pour y parvenir ! L'idée du possible sera réservé à une autre fois, le choix avait déjà été fait dans notre relation à l'avant et à l'après.

Donc... je suis foutu ?

Non !

Le libre arbitre, le coup de pied au cul et l'invention de ce que nous voulons existent car souvenons nous que tout co-existe !

Et c'est le deuxième brin de ce noeud de la question dont le temps a été le premier.

Dans le regret du choix, il est rarement ressassé le si-j-avais-pu...

La capacité de créer existe et nous pouvons inventer notre réalité.

Et ça nous le ressentons, car si le regret a une utilité c'est bien de nous porter l'enseignement que nous avons la possibilité de faire. Le regret peut aussi nous enseigner le détachement de certains schémas inconscient, cela peut aussi nous faire expérimenter le romatisme douloureux, évacuer un surcroit d'énergie, nous obliger à nous poser ou nous pauser par la rupture de la fuite en avant etc...

Alors que pouvons nous faire ?

Hé bien tout ce que nous voulons ou avons décidé de faire au plus profond de nous !

Au plus profond de nous ! Ca c'est très important, ce qui advient sera en accord avec l'aspiration profonde, nous ne sommes pas dans un lettre au Père Noël où les caprices une fois écrits seront exaucés en attendant les prochains, mais bien dans une relation intime avec nous-mêmes et l'Univers dans ce qu'il a d'éternel pour nous.

Tiens...

Une pensée me vient "Pourtant cela marche aussi avec les futilités"

En effet...

"Allez lance-toi, parle aussi de tes propres préoccupations, même si ce sont des conneries"...

Bon ok...

Alors nous pouvons tout faire...

Mes préoccupations sont celles des autres, qu'importe leur trivialité.

Objectif d'actions :

Clopes et Poids.

Bon... Bon...

Je ne m'attendais pas (en fait si soyions honnête) à cette conclusion... mais l'exemple vaut mieux que les discours...

Alors...

 

A suivre...

 

Agapé

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