Le message d'Antoinette

Publié le par Les champs de l'Invisible

 

 

 

Dans un billet précédent, j'évoquai une rencontre relativement difficile dans son aboutissement avec un esprit en attente d'une dénommée Antoinette.

Après un échange assez long où j'ai beaucoup tatonné, Antoinette accepta de s'en aller, mais auparavant elle me chargea de faire quelque chose.

En effet, son acceptation de partir était bien présente mais pas complète dans son intention, je compris alors qu'un point la chiffonait encore. Après pas mal de tâtonnements, car je procède surtout par question-réponse ouvertes et moins par questions fermées (sauf pour les noms de lieux ou de personnes) car l'éclosion associée dans mon esprit est beaucoup trop longue à mon goût et un oui-non a la vertu et l'avantage de modifier immédiatement le tissu énergétique, je réussi a démêler ce qu'elle voulait.

Antoinette souhaitait que je me rende au cimetière St Pierre (à Marseille). Je fus un peu surpris et légèrement inquiet aussi, je n'étais allé qu'une fois à ce cimetière il y a très longtemps et je savais qu'il était très grand, sans plus de précision c'était un coup à y passer des jours et des jours avant de savoir pourquoi. Je me fis confirmer le lieu, c'était bien ça. Cependant, cela n'était pas suffisant et il fallait que j'en sache un peu plus, où, quand et pourquoi...

La date n'avait pas trop d'importance, et puis je sais aussi qu'il faut d'une part ne pas trop différer ces choses là et puis que souvent elles se passent quand elles le doivent, sur ce point j'étais relativement confiant.

Voici en substance le message que j'ai déchiffré :

"Aller au cimetière St Pierre. S'engager dans l'allée centrale. Aller jusqu'au dernier arbre et revenir. Prier et je comprendrai"

Bon ça c'est sybillin... On verra bien.

Le lendemain matin, samedi 30/10, les occupations personnelles qui m'appelaient en centre-ville se réglèrent beaucoup plus rapidement que prévu et je fus libéré de mes obligations en milieu de matinée. Je repensai alors au message d'Antoinette de la veille, et je me suis dit que j'avais le temps de faire un saut au cimetière avant midi.

J'attrapai le premier tramway, mais je m'aperçus que je m'étais trompé de ligne, par chance à l'arrêt de la Blancarde on pouvait en changer en profitant de la correspondance. J'étais en effet parti complètement au hasard, ne sachant pas si c'était une bonne idée que de prendre le tramway et si un autre moyen de locomotion n'était pas plus judicieux. je savais juste qu'il allait plus ou moins dans la bonne direction. Par chance, descendant à l'arrêt de la Blancarde j'avise un couple d'un certain âge transportant des chrysanthèmes... Je ne suis pas Sherlock Holmes, mais il était évident que mes guides involontaires se rendaient à la même destination. Je décidai de les suivre et d'ainsi m'épargner la réflexion du meilleur arrêt, des lignes et des directions.

Mon sentiment fût payant car je me retrouvais en un temps record devant l'entrée du cimetière.

 

Les portes de l'entrée principale étaient immenses et grandes ouvertes sur les allées et venues des gens qui venaient se recueillir et fleurir les tombes des êtres chers en ce week-end de Toussaint. Des employés du cimetière attendaient patiemment pour ouvrir les barrières aux éventuels véhicules et renseigner les égarés. Je n'avais pas besoin de leur service et je m'arrêtai quelques instants à l'entrée.

En arrière plan je vis immédiatement l'allée centrale large et majestueuse, je n'avais aucun doute c'était là qu'Antoinette voulait que je m'engage.

J'avançais donc confiant et curieux, la tête un peu vide, ma marche rythmé par les prières que m'inspirait le lieu et une disponibilité énergétique.

J'étais émerveillé par les grands arbres que je trouvai d'une vitalité merveilleuse et rayonnante, par l'architecture de toute une époque Marseillaise qui avait laissé sa trace dans les caveaux grandioses.

Je décidai de faire quelques photos avec l'appareil de mon téléphone.

 

St Pierre-01

Une vue d'une contre-allée.

 

 

Mes pas me conduisirent jusqu'au bout de l'allée et rien de particulier ne s'était produit.

La vue s'ouvrait sur le mémorial français.

 

St Pierre-02

 

Je ne savais pas trop quoi penser et faire.

A l'extrémité, je tournais à droite et je m'interrogeais. Je compris que je devais remonter par la contre-allée à ma gauche et de laisser venir.

 

Je repris ma marche et mon attention fût attirée par trois tombes.

 

St Pierre-03

 

dont voici le détail de deux :

 

St Pierre-04                      St Pierre-05

 

Une certaine nostalgie me saisit. Je ressentais profondément le contraste entre la magnificence de certains caveaux et l'oubli qui s'était posé sur ces tombes. J'y voyais la vanités des aspirations humaines, l'oubli inexorable qui vient et qui surmonte toujours victorieusement la prétention des vivants à maintenir la mémoire par la pierre, le fer et l'ostentation.

Tu es poussière et tu retourneras à la poussière.

C'est la marche inexorable des choses, pauvres ou riches, faibles ou puissant, les linceuls n'ont pas de poches et nous sommes tous égaux.

Qui étaient ceux qui ont été ensevelis ici ? La pierre s'est effacée et la nature avec son énergie reconquiert le lieu, les racines trouvant leur chemin dans le marbre et les feuillages jetant une ombre sur l'éclat des oripeaux du souvenir.

Reposez-en paix, personnes inconnues, au-delà, il y a plus que le souvenir.

 

Mon regard était donné...

 

Voici ce que j'ai vu, si vous le pouvez essayer de voir aussi.

 

St Pierre-06

 

 

St Pierre-07

 

 

St Pierre-08

 

 

St Pierre-09

 

 

St Pierre-11

 

 

St Pierre-12

 

 

St Pierre-13

 

 

St Pierre-14

 

 

St Pierre-15

 

 

St Pierre-16

 

 

St Pierre-17

 

 

St Pierre-18

 

 

Ainsi allèrent mes pas...

 

Peut-être un message, un synchronicité à méditer en tout cas m'a été donnée lorsque mon regard se posa sur une plaque :

 

St Pierre-10

 

 

Après vérifications, je sentis que je pouvais quitter les lieux... Qu'y avait-il à comprendre pour moi ?

 

En tout cas, je me suis senti profondément détendu en quittant le cimetière...

 

Merci Antoinette.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Entités au café

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