Questionnement, sondage universel et autres chakras - part 1

Publié le par Les champs de l'Invisible

Une des façons que je préfère pour plonger en moi-même et rechercher les sensations est de m'allonger sur le dos dans un endroit confortable.

 

Ce que je décris est très personnel et ne contient aucune vérité prescriptive, c'est juste la façon de faire qui me convient en ce moment. Elle n'est pas une fin en soi mais juste un moyen qui évoluera et se modifiera sûrement encore à l'avenir.

 

Je m'allonge sur le dos en recherchant la détente maximum. Je vérifie mentalement mon corps, cherchant les contractions involontaires, réalignant ma colonne vertébrale, vérifiant que ma nuque ne soit ni trop relevée ni trop abaissée, bref je cherche le maximum de confort et de détente.

Je me suis aussi aperçu que le meilleur moment pour me livrer à cet exercice est en début d'après-midi à l'heure de la sieste quand je ressens tout d'un coup l'envie de me reposer. C'est sûr que l'on n'en a pas toujours l'occasion, surtout si on est au travail mais bon...

Maintenant, je ne fais plus vraiment la sieste mais je recherche volontairement un état de conscience modifiée qui me fait le plus grand bien. Je décide aussi de la durée que je veux consacrer à l'exercice avant de le débuter : 1/4 h, 20 minutes, etc... pas besoin de réveil.

 

Allongé sur le dos, une fois que mon corps a trouvé la meilleure position pour lui, les yeux fermés, je me laisse aller.

Bien-sûr le corps est conditionné et le sommeil à tendance à venir. Si on sombre dans le sommeil, ce n'est pas bien grave, une bonne sieste est toujours bénéfique.

J'essaye donc d’avoir conscience de ce qui se passe. Allongé, j’apaise ma respiration et je fais courir mon esprit dans mon corps, je cherche alors à ressentir mes membres, mes articulations, mes muscles et à supprimer en douceur les tensions nerveuses ou musculaires.

Je profite aussi de ces instants de détente pour laisser courir mes pensées librement, ou plutôt, j’essaie de ne penser à rien et d’écouter ce qui surgit dans mon esprit. C’est très instructif, il y a un stade où des voix viennent, comme une radio dont on ferait défiler les stations, ce sont des bribes de phrases sans queue ni tête (un eunuque décapité), des mots volés, je sais que c’est la plupart du temps l’expression de la restitution inconsciente de l’activité cérébrale de la journée qui en accord avec le processus du mise au repos du corps se soulage avant de se mettre en veille.

Ce stade est crucial à mes yeux car c'est à cet instant que l'on peut basculer dans l'endormissement plus ou moins profond. C'est donc sur ce point d'équilibre que je travaille.

Faire intervenir sa conscience ou sa volonté nous fait alors faire machine arrière vers le réveil. C'est très difficile, il faut rester aux commandes sans chercher cependant à piloter.

 

Avec de l'entraînement, ce stade est de mieux en mieux identifié et on peut se poser d'abord en spectateur non perturbateur, ce qui permet de garder ses souvenirs à son retour, ensuite on peut agir avec la légèreté d'une plume. C'est une action tout en pensée, mais une pensée aérienne comme un parfum, une pensée dépouillée de la lourdeur de la conscience ou de la volonté matérielle.

 

Plus concrètement, voici ce que j'ai vécu hier.

 

Lorsque je me suis allongé, j'avais une motivation précise. En effet, en ce moment j'ai une décision importante à prendre au niveau professionnel et j'éprouve beaucoup de difficulté à la faire émerger, tiraillé que je suis entre différentes choses et des regrets narcissiques. J'ai donc décidé d'aller chercher par la méditation la réponse au plus profond de moi-même ou de recueillir celle (ou les conseils) d'un esprit positif qui accepterait de bien vouloir m'aider.

 

Une fois détendu, je me sens légèrement flotter, mes paupières sont closes et je vois défiler sur l'écran qu'elles forment des lueurs diverses, ce sont les reliquats des excitations visuelles nerveuses de la phase de veille. Peu à peu cela se calme et apparaît la forme d'un oeil, mon oeil. Cela s'efface à son tour et viennent alors les brumes d'un très joli violet que j'adore. A ce stade je me sens apaisé et je sais que j'ai assez avancé pour que le processus s'enclenche. L'apparition de ces brumes violettes qui s'étirent et se contorsionnent devant moi précèdent de peu la venue des voix "radiophoniques" qui sont un véritable kaléidoscope auditif.

Ce stade est vraiment le plus délicat car il faut réussir le paradoxe de lâcher prise sans pour autant perdre pied, bref, faire preuve de volonté sans l'exercer. Le risque est soit de sortir de cet état et de retourner à sa conscience ordinaire soit de partir dans le sommeil ou dans un rêve semi-éveillé et sans conscience. Or j'avais des questions à poser dont je voulais les réponses.

 

Je me visualise alors émergeant de mon corps, je vois ma chambre, le soleil qui l'inonde, une pensée et je me retrouve au dessus du toit du bâtiment, il fait un magnifique soleil, je reste stationnaire quelques instants et je commence à m'élever. Le sol s'éloigne et les bâtiments et les maisons en dessous deviennent de plus en plus petits. Il est alors difficile de savoir quelle est la part de l'imagination et celle du vécu. Mais, alors que je me pose la question je m'aperçois que certains éléments échappent à mon contrôle et ont une autonomie propre : la sensation physique de s'élever, le paysage qui change sans que je le crée,... le processus est donc enclenché.

Le souci de ce genre de vérification est que le mental s'exprime, la scène est alors objectivée et catégorisée, la vision se perd aussitôt... L'avantage d'être parfaitement détendu et bien relaxé fait que je peux alors réintégrer le point exact que je viens de quitter aussi vite que ce qu'en suis sorti et reprendre où j'en étais.Cela se passe dans le même instant comme une boucle immédiate.

Je continue mon ascension, rassuré par ce qui se passe et déjà satisfait de l'expérience qui est en soi très agréable.

L'élévation se poursuit, des nuages défilent, un instant l'idée de me retrouver dans l'espace me traverse la tête, et ce n'est pas ce que je veux, je ne sais pas pourquoi, je veux rester dans la tranche de l'atmosphère, être baignée de lumière, du bleu du ciel et de nuages. Je me dis que ce n'est pas un souci et que si je le souhaite cela ne se passera pas. Et je continue de m'élever. Au bout d'un moment j'espère voir quelque chose, rencontrer quelqu'un qui viendra m'aider.

 

Et c'est un peu ce qui se produit.

Après quelques temps, des nuages s'écartent et je vois apparaitre au loin l'image vénérable d'un individu grand, barbu avec une toge, portant une tablette de pierre dans le creux du bras droit et un bâton dans la main gauche.

Je me dis, c'est pas possible, c'est Dieu ? En plus il est vraiment représenté suivant les archétypes d'usage... Je ressens que ce n'est pas vraiment au Créateur à qui j'ai affaire, d'abord parce que je suis "déçu" de ne pas être chaviré  d'émotions et ensuite parce que je trouve cela complètement exagéré. Le personnage ne se rapproche pas et reste au loin.

Je suis un peu perplexe je dois dire.

Dans mon expérience je savais que je devais laisser venir qui le voudrait.

Je suis donc là suspendu dans l'air, dans l'attente, lorsqu'une voix résonne dans ma tête.

 

- Vas-y, me dit-on, pose ta question.

- A qui ?

- Mais à nous, à lui, à l'Univers, c'est un sondage universel que tu fais.

 

Un instant j'ai la vision de l'immensité de l'univers, noir, nébuleux, riche d'étoiles et de vie et je ressens que ce qu'on entend par sondage universel est comme une flèche de lumière que l'on décoche au coeur même de l'univers et qui nous revient avec la réponse.

Ce que j'interroge c'est le Grand Tout.

 

(à suivre...)

 

 

 

 

 

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