Ressenti d'un dimanche.

Publié le par Les champs de l'Invisible

Il y a quelques dimanches de cela, j’étais invité à l’anniversaire d’une amie. Elle fêtait ses 40 ans et les convives étaient nombreux.

Au repas, j’étais installé avec un couple d’amis que j’adore. Le garçon était à ma gauche et la fille à ma droite. Nous ne nous étions pas vus depuis quelques temps, pour des raisons évidemment plus mauvaises les unes que les autres et à cause de beaucoup de négligence de ma part, et nous échangions donc les nouvelles nous concernant. La discussion que j’avais avec le garçon est venue sur mon intérêt pour les champs invisibles et l’approche énergétique que j’explore grâce à la pratique des arts-martiaux notamment. Je lui disais que je ressentais depuis longtemps une impasse dans l’approche purement biomécanique et que certains phénomènes ne pouvaient pas être expliqués uniquement ainsi. J’avais réalisé que ce que nous montraient les maîtres n’était pas ce qui était à voir, en d’autres termes, l’essentiel était invisible pour les yeux même s’il n’était pas caché. Je lui présentais alors quelques exercices, je lui expliquais où j’en étais de mes ressentis, etc… et à un moment je lui expliquais que nous rayonnons tous et que avec un travail adapté nous pouvions le ressentir. J’approchais ma main de lui en guise d’exemple et j’ai été sidéré. J’ai ressenti clairement un champ énergétique très dense à 30 ou 40 cm de son corps. Un champ très fort, positif et volontaire. J’en ai été sur le cul. C’était très rare de ressentir quelque chose d’aussi clair et palpable. Rétrospectivement, cela correspond bien à son caractère, ancien karateka, il pratique l’alpinisme et a une activité hautement intellectuelle qui le passionne et en plus il jouit d'une excellente santé. C’est un homme complet et passionné.

Mais revenons à table et à la discussion que j’avais avec lui. Il a essayé de toucher mon champ à son tour mais n’a rien ressenti (soit pas assez sensible, soit champ trop faible). Pour ma part, je continuais d’être surpris par la clarté de ma sensation. J’avise alors son épouse à ma droite et je décide de vérifier ma perception pendant qu’elle discutait avec d’autres convives. J’approche ma main dans son dos dans l’attente de percevoir quelque chose mais rien. Une fois, deux fois,… à chaque fois j’arrivais au contact de son corps sans avoir ressenti quelque chose de notable. Cela m’a intrigué et j’ai été traversé par une vague inquiétude qui se dissipa aussitôt. Je me dis, bof, les conditions ne sont pas réunies, je ne suis pas aussi sensible que ça, c’est aléatoire, j'ai bu trop de vin etc…

Peu de temps après, j’apprends au cours du repas qu’elle est à son 3ème mois de grossesse. Ils n’en avaient pas trop parlé, c’est leur troisième enfant et les examens complémentaires (échographie) vont avoir lieu le lendemain… Je suis flatté d’avoir été mis dans la confidence.

Le soir je repense à tout cela. Trouvant peut-être dans le fait qu’elle est enceinte la raison pour laquelle je n’avais rien ressenti mais cette rationnalisation me semble contradictoire avec ce que j'aurai du ressentir. Je me suis dit que les champs énergétiques des femmes doivent avoir lors  des grossesses des particularités qui m’échappent, mais je trouvais cela étrange et je regrettais de ne pas avoir vérifié l’intégralité de son rayonnement.

La nuit passe et lundi arrive avec son cortège d’obligations d’une semaine qui débute et j’oublie complètement les détails de la veille, ma journée de dimanche est un souvenir agréable qui est allé nourrir ma mémoire.

Les choses se succèdent, et à 11h du matin je reçois un sms d’une amie médecin m’informant que l’amie enceinte a fait une fausse couche…

Évidemment, sur l’instant j’essaie d’en savoir plus, de faire ce qu’un ami peut faire dans de telles circonstances… et quand ça se calme un peu, je me souviens de cette histoire d’énergie, ne sachant pas trop comment l’expliquer mais n’y voyant pas vraiment une coïncidence…

C’est aussi la vie qui s’exprime dans cette fausse couche, quel est le but de tout ceci, je n’en sais rien.

Pensée d’amour à mes amis tristes à cette heure et à cet enfant qui ne viendra pas ou du moins pas encore.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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